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 (jaley) together.

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MessageSujet: (jaley) together. Mar 16 Mai - 21:33



Together.

Will you end my pain ? Will you take my life ? Will you bleed me out ? Will you hang me out to dry ? Will you take my soul in the midnight rain while I'm falling apart, while I'm going insane ?


Ce devait être un bon jour aujourd'hui. Il fait bon, le ciel est clair. La journée ne paraît pas interminable, et la bonne humeur habite mon corps comme un parasite qui n'a aucune envie de partir. Zadig Rose est chez la nounou, ça veut dire que j'ai un peu de temps pour rejoindre James. J'avais prévu de partir boire un verre avec lui, histoire que nous nous retrouvions un peu tous les deux. Je ne dis pas que je ne suis pas heureux avec notre fille, bien au contraire. Notre famille me comble de joie. Cependant, je voulais tout de même garder cette proximité avec mon mari. Forcément, nous étions toujours comme les deux doigts de la main. A toujours vouloir des nouvelles de l'autre, à gueuler quand on n'en a pas. A n'être toujours soi-même que l'un avec l'autre. Des âmes-soeurs, en somme. Nous ne pouvions pas vivre l'un sans l'autre, et je tenais absolument à entretenir cette flamme qui nous avait allumé dès lors de notre première rencontre. Alors, un verre à l'extérieur était sûrement la meilleure des choses à faire. Mais bien que dans ma tête j'eus fait un plan parfait pour que tout se déroule au mieux, les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Je marchais à travers le campus. L'optique d'apercevoir James dans mon champ de vision d'un moment à l'autre me plaisait, mon coeur bat la chamade. Mes orbes bleues se posent partout, explorent chaque visage dans l'espoir d'y reconnaître l'amour de ma vie. Je scrute les environs comme si ma vie en dépendait. Un creux se forme dans mon ventre en pensant à lui. Et la seule pensée de le revoir me rend heureux. Je dois dire que ma libido réveillée détourne ces songes tendres en y apposant sa perversité. Les images des pulsions sexuelles de mon mari me viennent l'une après l'autre et je dois me mordre la lèvre pour y résister. Mon pas se fait beaucoup plus rapide, ma respiration plus intense et mon regard tombe sur un visage qui ne m'est pas inconnu.

Malheureusement pour moi.. C'est un de mes ennemis. Enfin, je n'en ai pas beaucoup. Simplement, il fut un temps où j'ai fait mon petit emmerdeur avec un peu tout le monde. Avec une situation pareille, on ne s'attend pas à n'avoir que des alliés. Il est trop tard pour reculer quand je m'aperçois qu'il m'a bel et bien vu, et qu'il commence déjà à avancer vers moi. Merde. Bordel, il a l'air furieux. J'observe les environs pour tenter d'y voir un échappatoire, mais rien. Je suis de plus en plus bloqué. Il se place devant moi, sûr de lui. « Salut Fox, tu te souviens de moi j'espère ? » Son sourire narquois me donne envie de l'emmerder, mais je me retiens. J'ai fait une promesse et je vais la tenir. Je déglutis, essaie de le contourner, sans grand succès puisqu'il me retient. « Ben alors, t'as perdu ta langue de p'tit emmerdeur de première ? Tu sais que j'ai quelques trucs à te rendre, hein ? Tiens, et si je te les rendais maintenant ? Les bons comptes font les bons amis. » Putain, il va me cogner, je le sens. C'est encore pour ma gueule ça. « Laisse moi passer, John. Je suis pas d'humeur. » Il ne semble pas m'écouter. A la place, il rit d'un rire sadique, que je déteste. Je grimace. C'est pour bientôt.

Lorsqu'il envoie son poing en direction de mon visage, j'ai encore de la marge pour reculer. Mais le mur derrière moi ne me laissera pas d'avantage si je m'en rapproche trop. Alors, je recule jusqu'à ce que mon dos percute la pierre puis je tente de foncer sur le côté pour m'enfuir. Mais il m'attrape par le T-shirt et je grogne, commençant à m'énerver. « T'es qu'un lâche, Fox. » Mon sang ne fait qu'un tour. Je le repousse violemment, en me souvenant des trucs que James m'avait appris pour me défendre. « C'est Fox-Anderson, connard ! » Je ne veux pas le frapper. Je n'aime pas ça. Mais mes poings sont serrés et je me retrouve à l'imaginer la tête encastrée entre les briques. Du coin de l'oeil, j'aperçois James au loin posant son regard sur moi. Et cette fois-ci, je ne peux écoper d'un coup au-dessus de l'oeil. Je gémis tant c'est douloureux. Mon arcade est ouverte, je sens le sang s'écouler le long de ma joue. Mais je me reprends, et, en colère comme jamais, je me jette sur lui pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Entre mes griffures, je tente de lui asséner les frappes que James m'a apprises. J'avoue que je voulais aussi un peu l'impressionner.. Mais je ne suis pas fait pour ça, même si je commence à bien me défendre.


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MessageSujet: Re: (jaley) together. Mer 17 Mai - 20:58







Fighting to live
But nothing you've been dropping yet astonishes. Yeah, next shit I'm about to say is obvious. But criticism's worths more than compliments. Yeah, we're living at a different speed. Always working, never hindered by a little fatigue. Never kept a safety net to catch us even if I fall. Rather risk it all than play it safe.

À vrai dire, je marchais longuement dans les couloirs de l’université. J’avais demandé à Harley de m’y rejoindre afin d’aller boire un verre dans un petit café. Histoire de n’être que les deux. Finalement, je sais qu’avec notre fille…C’était le paradis, je veux dire. Vraiment, je n’ai jamais été aussi amoureux et heureux de toute ma vie. Mais il faut du temps pour tout, et il faut surtout du temps pour nous. En papotant avec mes amis. Je rigole longuement à leurs blagues, qui sont plutôt tirées sur le cul, ou bien l’intention se porte rapidement sur la jeune femme qui vient de passer. Ils le savent oui, ils savent que je suis marié, posé avec un homme et que je suis père. Et il arrive dès fois qu’ils en rigolent, en me demandant comment je peux être déjà marié à cet âge. Bien que ma réplique la plus forte, c’est qu’au moins je ne sois pas seul en train de me branler dans mon lit. Normalement, ça calme plutôt bien. Quand je ne vois aucun message afficher sur mon écran, je fronce les sourcils en me disant que peut-être Harley avait pris un peu plus de temps et qu’il devait bientôt arriver. Du moins, c’était vraiment ce que j’avais pensé. Au moment où je fous un pied dehors, je vois des gens qui commencent à courir, et surtout à l’instant où je cherche l’origine de la chose. Je tombe nez à nez sur le regard de mon époux qui se fait fracasser par un type que j’ai déjà menacé par le passé. Les gars essayent de me retenir, je balance tout. Je repose tout au sol, et je parviens courir jusqu’à que la foule n’entourent les deux dont je perds totalement la vue. Et moi, je suis violemment arrêté. Je gicle sur le côté, en me tordant de douleur, jetant un regard à la direction d’un gars qui s’interpose entre mon époux et moi. Et qui ose encore plus me provoquer en disant de ne pas m’emmêler. Putain gars, je crois que t’es réellement mal tombé. Je vois autour de moi, mes amis qui arrivent, et tout se chamboulent. J’en vois d’autres qui arrivent, qui se jettent sur mes potes. Et moi, j’essaie de me redresser comme je peux. Je sens que ma hanche me fait un mal de fou, et pourtant au moment où je me lève, je ne cesse de regarder pardessus les épaules des gens en voyant Harley qui prend le pouvoir. Cependant, par mes gardes. Je reçois un nouveau coup, cette fois visée au niveau de mon ventre. Ma conscience me quitte une fraction de seconde. Et je reprends de mes forces, mes pulsions meurtrières, mes pulsions qui m’entourent violemment. 

Je ne vois plus rien, je suis guidé par cette violence qui autrefois me faisait vivre. J’abats un premier coup sur la tête du gars, qui revient contre ma personne en me jetant au sol. Je prends le dessus, je le fais rouler jusqu’à me foutre sur sa personne en ne manquant pas mes coups. J’enfonce mes doigts autour de sa nuque jusqu’à que je le sens s’étouffer sous mon emprise. Et là, je ne pense plus qu’à mon mari. Je me lève, j’ai mal. J’ai la sensation de tomber petit à petit. Je pousse les gens. Mes potes, eux, sont totalement en train de se battre, alors que j’essaie de pousser la dernière personne pour pouvoir m’infiltrer entre tous ces gens. Je vois Harley, et lorsque je vois la blessure. J’ai juste envie de vomir. Je m’avance vers lui, les pupilles dilatés. Je suis fier de lui, putain. Il n’a reçu qu’un seul coup. Et c'est lui qui dominait. Je pose ma main sur l’épaule d’Harley. Et d’un geste un peu brusque qui est contre ma volonté. Je le pousse. Sauf que je n’aurai pas du. Le mec que j’ai frappé, revient. Et là, tout s’enchaîne. Je le prends, violemment contre le mur. Sans jamais décrocher mon regard sur Harley alors que je me débats comme je peux. Cette fois, je reçois des coups, mais le plus important, c’est que j’en redonne également. Sauf qu’un moment, je suis tellement énervé. Que je prends le visage du type dans mes mains, je regarde son visage. Et je lui donne un coup de boule, qui me fait tellement mal que je me dois de cligner des yeux plusieurs fois. « Arrêtez ! Arrêtez tout bon dieu !! » J’entends la voix d’un prof. Sans doute. Qui se pose entre nous quatre. Je suis grave amoché. Mais, bizarrement, j’affiche un petit sourire en regardant Harley. Pour lui dire qu’il a bien géré. Avant, de tomber littéralement. Dans les pommes. Je crois que le coup de boule, était vraiment violent pour le coup. 
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MessageSujet: Re: (jaley) together. Mer 17 Mai - 22:06



Together.

Will you end my pain ? Will you take my life ? Will you bleed me out ? Will you hang me out to dry ? Will you take my soul in the midnight rain while I'm falling apart, while I'm going insane ?


Je détestais la violence. Oh non, je faisais plus que la détester. La haine que j'éprouvais pour ce genre de comportements est bien plus forte que n'importe quelle autre sorte de haine sur cette planète. Pourtant, il fallait que j'en aie recourt. La connerie humaine a tendance à se propager plus vite qu'on ne le pense, et puis, appelons un chat un chat : con un jour, con toujours. Certaines personnes me font parfois redonner confiance en l'humanité. Mais d'autres s'acharnent à détruire ces espoirs construits sur de bases fragiles. Et si j'étais phobique social, ce n'était pas pour rien. Maintenant, que j'ai recourt à la violence ainsi n'est pas forcément mon genre, tout le monde le sait. Mais il fallait que je me défende. Je ne pouvais tout simplement pas me permettre de rester là, à me faire battre comme une vulgaire marionnette désarticulée. Non seulement à cause de ma maladie, mais en plus de ça, parce que j'ai fait la promesse à James de ne plus chercher. Et même si je n'ai rien cherché du tout aujourd'hui, je manque de chance et croise le seul gars qui n'ait pas encore eu le temps de me rendre la monnaie de ma pièce. Voilà pourquoi j'en étais là où j'en suis désormais, à me jeter sur un mec trop enragé pour contrôler ses nerfs. A le frapper aussi fort que je le peux. A mêler l'amour de ma vie et ses amis à tout ça. Je ne voulais pas que ça arrive. Je ne voulais pas qu'il se prenne des coups à cause de moi. Je le vois bien, qu'il est mal en point. J'ai quelques secondes pour le regarder rouler sur le sol et prendre le dessus. Et même si je déteste qu'il se batte, je dois avouer que je suis plutôt fier de l'avoir comme mari.

Alors que je plante mes crocs dans l'épaule de mon ennemi qui tente de se dégager de mon emprise en me balançant des coups aléatoires, je sens les gens s'ameuter autour de nous. James me pousse hors de la portée de mon ennemi pour m'arrêter. Je ne sens même pas sa force tant je suis en colère. Mais l'homme que James avait frappé plus tôt revient à la charge et je hurle de le voir se prendre autant de coups. Assommant mon ennemi pour qu'il ne me prenne pas en traître, je grimpe sur le dos de celui qui ose frapper mon mari et le frappe de toute mes forces là où je peux. Je me déchaîne, me toucher moi passe encore, mais toucher à l'homme de ma vie, alors là. Ce n'était pas une chose à faire. Je suis projeté par le coup de tête de James, sonné, j'ai du mal à retomber sur mes pieds mais après avoir vacillé quelques secondes, je me remets de la secousse. J'étais prêt à y retourner quand la voix d'un professeur retentit dans mon dos. Je tourne la tête vers lui, essoufflé, la joue en sang et meurtri par quelques coups sur mon corps, puis je reporte le regard vers mon amant.

Il me sourit. Pas moi. Je m'inquiète pour lui. Il est livide. Il saigne. il a mal, je le vois, et ça m'enrage. J'ai juste envie de les battre si fort tant j'ai mal pour lui. De le venger. De les frapper jusqu'à l'inconscience, et encore, je ne suis même pas sûr de pouvoir m'arrêter là. Mais je ne fais rien. Je me rapproche de lui, pose ma main sur son épaule, juste avant qu'il ne s'écroule. Je tente tant bien que mal de le rattraper, mais ma force épuisée m'oblige à le poser sur le sol. Je prends son pouls, sa respiration, dans la panique, j'oublie presque mes cours de SST. Je grogne et jure entre mes dents, je peste contre ces gars qui s'en sont pris à lui. Je le mets en PLS, contrôle sa respiration d'une main sur son ventre et de l'autre, je sors mon téléphone de ma poche et compose le 911. Les urgences ne mettent pas trop de temps à répondre, et je leur indique la bagarre, le lieu, mon numéro, et surtout, l'état de mon mari.

J'étais si inquiet. Lui qui est si fort. Qui n'a pas hésité une seule seconde avant de se jeter dans la foule pour se battre avec moi. Pour moi. Il l'a fait par amour. Et le voilà faible, au sol. Inconscient. J'ai tellement peur. J'ai peur des répercutions que cette bagarre peut avoir sur lui. Peur de ce qu'il risque, autant physiquement qu'au niveau de la police, parce qu'ils vont forcément se ramener. Vu le nombre de gens qui ont participé.. Mais je tremble de peur. Mon regard braqué sur l'homme de ma vie, je tente en vain de retenir quelques larmes, alors que je lui caresse la joue. Ses amis sont tous autour de lui désormais, eux aussi sont bien amochés. Je n'ose même pas les regarder tant j'ai honte de moi. Tremblant de peine, de rage. De honte. Et eux essaient de me rassurer, que ce n'est qu'un malaise dû à un coup de tête trop fort. Mais je n'arrive pas à me raisonner. Mon mari me connait. Il sait parfaitement que je suis toujours du genre à imaginer le pire. Mais il n'est pas là en ce moment. Il est là, physiquement. Mais son esprit est ailleurs. Et j'espère tellement qu'il reprendra conscience bientôt. Je m'imagine un scénario improbable : qu'il se réveille avant l'arrivée des secours et qu'on se tire lui et moi. Bien vite de cet endroit maudit. Réveille toi mon amour, réveille toi..



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MessageSujet: Re: (jaley) together. Ven 19 Mai - 2:11







Fighting to live
But nothing you've been dropping yet astonishes. Yeah, next shit I'm about to say is obvious. But criticism's worths more than compliments. Yeah, we're living at a different speed. Always working, never hindered by a little fatigue. Never kept a safety net to catch us even if I fall. Rather risk it all than play it safe.

Pour être honnête, je crois qu’au moment où j’ai fracassé le crâne du gars c’est juste à ce moment là où je perds tous mes souvenirs et ma capacité à tenir debout. Je m’évapore au lion, je me laisse transporté et je sais que je viens tout juste de tomber dans les pommes. C’est un oubli, je ne sais plus où je suis, du comment est mon mari. Je ne sais rien. Du moins, j’entends ce qu’il se passe autour de moi, des sifflements, des hurlements et des voix plutôt graves. Mais je n’y comprenais rien. C’était juste des bruits dont je ne pouvais souligner qui était en train de parler ou autre. Cependant, je ne sais également pas combien de temps je suis resté inconscient, je sais juste qu’au moment où je reprends mes esprits, je suis couché au sol et à mes côtés se tient mon époux qui me regard horrifié par la situation. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi il est ainsi, puisqu’il a réussi à se battre et qu’au fond j’étais bien fier de lui. Même si être fier de ce genre de chose ne méritait guère une médaille. Je le regarde longuement, j’ai mal à la tête putain, aux épaules et je ne citerai pas mes hanches qui me font des douleurs à m’en faire gémir. Il m’a bien eu, il faut l’admettre. Je ne m’y attendais pas et surtout en voyant Harley se battre j’ai couru si vite que j’oubliais les alentours. Me disant que le danger était en face d’Harley et non autour de moi. Je détaille ce qu’il se passe autour de moi, mes potes qui sont bien amoché et les deux autres gars qui sont sur les genoux en train de souffrir. Putain, si je pouvais sourire en ce moment. Juste pour leur faire comprendre que moi et mon époux on vient de les niquer d’une violence. Mais impossible de sourire, ou de faire un quelconque geste. Je suis comme paralysé par les douleurs qui s’agrippent à moi. Ma voix à de la peine à faire surface, mais après quelques petites secondes. J’appuis mes lèvres en mimant afin de pouvoir racler ma gorge et dégager mes cordes vocales. « Ca va…Toi ? » Je louchais sur la magnifique bouche de mon époux, mais sans m’y attendre. Une personne plutôt âgée venait auprès de ma personne, c’était un prof. Et ça se voyait à sa dégaine ou bien de comment il parlait. « J’espère que vous avez eu une bonne raison de faire cela Mr. Fox-Anderson. Vous devez aller à l’hôpital, mais vous aurez sans doute une visite de la police. Et aussi vous, enfin tous les quatre même. Nous ne tôlerons pas ce genre de comportement dans notre campus. » C’était logique dans un sens non ? Je veux dire, aucune université allait passer ça comme ça, sans rien dire. Sans prévenir, ou avoir des avertissements. Bien que là, je me doute de recevoir une simple lettre en disant que j’ai été un mauvais garçon. En restant couché, comme on me l’a demandé. Je regarde inlassablement Harley, qui défiguré me donnait bien des envies, mais que je gardais silencieusement pour moi. Il faut dire que ce n’était pas le moment de lui dire (hé, t’es pas mal comme ça, t’es vachement sexy) Je secouais la tête de gauche à droite et en redressant mon bras pour que ma phalange joigne sa joue. Je la caresse d’une délicatesse, d’une douceur dont j’exprime que rarement.

Même si mon regard lui, exprimait à quel point j’étais satisfait de son comportement et du comment il s’est défendu, il exprimait aussi à quel point j’allais lui botter les fesses quand on rentrait à la maison. Surtout qu’il allait devoir prévenir la maman de jour et je ne pense pas qu’elle soit hyper contente de rester encore tard. Nous pouvions entendre deux ambulances, et je me demandais bien pourquoi deux et pas une, avant de réfléchir et de réaliser que le gars a qui j’ai offert un coup de boule ne devait pas être super bien non plus. Ma foi, fallait pas vraiment me chercher et encore moins toucher mon époux. Je ne dis rien, je suis aidé par deux hommes, qui me soulèvent presque pour me déposer sur le lit. En ordonnant Harley de monter à mes côtés pour qu’à l’hôpital il se fasse recoudre mais surtout soigner pour ne pas risquer des infections. On est beaux à voir non ? Deux maris, des parents d’une petite fille. Qui se battent allègrement dans le campus où ils étudient. À cette pensée je ne peux contrôler un faible rire qui dérape entre mes chaires. Les ambulanciers me regardent bizarrement en se demandant pourquoi je rigolais alors que je me suis éclaté le crâne et que mon époux lui, n’était pas franchement mieux. « Si jamais, c’est moi qui lui a appris à se battre, il n’est pas mal hein… ? » Les sourcils froncés, je reprends. « Enfin, pour moi. C’est mon mari, il n’est pas mal pour moi. » On sait jamais, on ne sait pas si l’un des deux était gay, alors je préfère mettre les choses aux clairs. Ils ne disent rien, ils ne font que lever les yeux au ciel comme je déteste. Ils commencent à me soigner, à prendre ma tension, à voir mes blessures au plus profondeur, ce qui me fit grimacer parce que ce n’est pas vraiment une bonne sensation. Et l’un deux s’occupe de mon époux. Je me posais quand même une question, est-ce qu’on allait être confronter aux deux autres cons ? Je connais les lois, mais si je pouvais éviter de revoir le gars qui a touché à mon époux, je crois que ça serait le mieux pour tout le monde. Je fais glisser mon bras hors du lit, pour venir tenir la phalange de mon amant. Le soutenant, d’un regard amoureux et tendre, et peut-être un petit peu provoquant et excitant. Quoi ? Je ne suis pas le premier a avoir des idées de la sorte. Surtout que c’était la première fois que je vois Harley ainsi. L’imaginer au lit, avec tant d’énergie était un plaisir pour mon cerveau.

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MessageSujet: Re: (jaley) together. Sam 20 Mai - 13:37



Together.

Will you end my pain ? Will you take my life ? Will you bleed me out ? Will you hang me out to dry ? Will you take my soul in the midnight rain while I'm falling apart, while I'm going insane ?


Le coeur brisé de voir mon mari ainsi, allongé sur le sol, inconscient. Je ne le supportais pas. Et j'essayais de détourner le regard de toutes ses blessures, de ses bleus sur le visage, de ce sang dans lequel il se noyait presque. Les larmes coulent toutes seules, sans que je ne puisse rien y faire pour les retenir. Pourtant, j'aurais aimé rester fort, mais je n'y arrive simplement pas. C'est trop difficile. Mais au moment où j'entends les sirènes des ambulances retentir au loin, je le vois qui se réveille. Un gémissement incontrôlable sort de mes lèvres et je me baisse jusqu'à son visage pour lui caresser les cheveux, en lui souriant tendrement. J'essaie d'être doux, de relativiser. Même si je dois être aussi amoché que lui, enfin, certainement moins. Et lorsqu'il me demande comment je vais, je ne peux m'empêcher de sourire davantage. « Ca va. T'en fais pas pour moi. Comment tu.. » Un homme vient vers nous et me coupe la parole pour nous prévenir que la police allait nous visiter à l'hôpital. Mon regard se tourne vers lui pour le foudroyer sur place. Je veux dire, il ne voit pas qu'on est en difficultés ? Il n'a rien d'autre à foutre que nous dire ce qu'on sait déjà, que nos actes vont avoir des conséquences ? Quel connard. Je lui aurais bien sauté à la gorge mais je n'ai pas envie d’aggraver la situation. James me sort de mes pensées lugubres en levant son bras douloureux pour caresser ma joue. Ce geste tendre m'apaise plutôt pas mal, et je reporte mon regard sur lui pour lui sourire à nouveau, le plus tendrement du monde, posant ma main sur la sienne. Je caresse ses doigts, j'essaie d'être rassurant à mon tour, mais je ne suis pas certain d'y parvenir. Quand je l'ai vu se battre. Quand je l'ai vu courir pour m'aider. J'ai eu peur. Et la seule peur qui me rongeait à ce moment, ce n'était pas de me prendre des coups, par une déconcentration inévitable. Non, la seule peur qui me bouffait à l'intérieur, c'était de le voir inconscient sur le sol à cause des coups qu'il s'est pris. Et c'est ce qui s'est produit. Ca me rend malade, j'ai l'estomac en vrac, j'ai envie de vomir de le voir roué de coups ainsi. Mais je ne fais plus rien d'autre que de sourire pour le rassurer. Pour être fort pour lui.

Les ambulanciers le font monter dans le véhicule, et je le suis docilement. Parce qu'il est hors de le question que je le laisse seul. Et puis, de toute façon, j'ai également besoin qu'on me soigne. Le regard de James me rend tout chose. Il y a un mélange de fierté et de colère. Et c'est dingue, mais je me mords la lèvre pour ne pas lui sauter dessus immédiatement. J'aime bien quand il me fait ce genre de regard, je ne saurais expliquer pourquoi. Mais j'adore ça. Alors, je m'assieds sur le siège à côté du brancard et attache ma ceinture pendant qu'on prend soin de mon mari. Ce dernier se met à rire, et d'entendre son rire me fait sourire. Je ne sais pas trop pourquoi il rit, cela doit être la situation bien qu'elle n'ait rien d'amusant. Et ses mots résonnent dans mes oreilles comme une douce mélodie. Il est fier de moi. Et en plus, il est jaloux. J'en rougis et je glousse comme une ado en chaleur. Il faut que je me calme, sinon je vais réellement finir par lui sauter dessus. Les ambulanciers viennent à s'occuper de moi aussi, je les laisse faire et me souviens de ma carte. Je la sors de ma poche arrière, là où elle se trouve toujours, et la leur tends pour leur signifier ma maladie. A chaque prise en charge de l'hôpital je me dois de la leur donner. Et à force, là-bas, ils vont en avoir marre de me voir. Je sais parfaitement que je vais devoir subir une transfusion en plus, d'ailleurs.. Parce que forcément, j'ai perdu du sang. Enfin, je savais bien que ça n'allait pas être une partie de plaisir au moment-même où j'ai porté mon premier coup.

James prend ma main, j'entrelace mes doigts avec les siens et les caresse tendrement. Mes orbes se dirigent difficilement vers lui, j'ai la tête penchée en arrière pendant qu'on me recoud l'arcade. Mais j'arrive à rencontrer son regard, et immédiatement.. Mon ventre se contracte. Je serre les cuisses. Il me provoque, je le vois bien. Il sait que ça fonctionne, il sait l'effet qu'il me fait, et il adore en jouer, tout comme j'adore quand il le fait. J'inspire profondément alors que je sens mes joues en feu, je serre ses doigts un peu plus fort. « Arrête ça, bébé.. » Je n'ai pas très envie qu'il arrête. Mais je n'ai pas envie non plus de devenir indécent devant tout ce monde. Enfin, nous n'étions que dans une ambulance, mais nous arrivions enfin à l'hôpital. Et il y a beaucoup de monde en général, surtout aux urgences. Alors il ne faut pas qu'il m'excite ainsi. Ca sera difficile à gérer sinon.

Les ambulanciers sortent le brancard sur lequel est allongé James de l'ambulance et je les suis sans vouloir retirer ma main de la sienne. Il me faut ce contact, et je refuse sans autre d'être séparé de lui. Tant pis si je dois attendre pour qu'on me soigne, je veux être auprès de lui, tout le temps. On le place dans une espèce de box fermée par des rideaux, je prends place sur une chaise, à côté de lui, et pose ma main sur sa joue, la caressant de mes doigts jusqu'à ce que mon pouce passe sur ses lèvres. « Mh.. T'es vraiment incroyable hein.. » Un côté de moi me dit qu'il n'aurait jamais dû s'en mêler. Que j'aurais pu m'en sortir seul. Mais l'autre côté est tellement heureux qu'il se soit joint à moi. Qu'on se retrouve ensemble, qu'on se batte côte à côte et pas l'un contre l'autre. C'est peut-être un peu égoïste comme pensée. Mais venir seul ici, il m'aurait botté le cul tellement fort. Seulement, là.. Il n'est pas mieux que moi. Ce sera un peu moins violent, du coup.. Enfin, je suis pas trop certain de ça.



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MessageSujet: Re: (jaley) together. Dim 21 Mai - 18:15







Fighting to live
But nothing you've been dropping yet astonishes. Yeah, next shit I'm about to say is obvious. But criticism's worths more than compliments. Yeah, we're living at a different speed. Always working, never hindered by a little fatigue. Never kept a safety net to catch us even if I fall. Rather risk it all than play it safe.

J’ai souvent pensé que je devais me calmer, que je devais simplement prendre sur moi et ne plus être hors de contrôle. C’était vraiment ce que je désirai, parce qu’il n’y avait pas plus grave comme situation qu’être présenter comme le gars sans cœur, ou encore pire. Un sociopathe. Je sais, les gens diront qu’il ne faut pas écouter, que c’est simple d’ignorer les gens, mais ce n’est pas vrai. Personne n’ignore les jugements et encore moins quand celles-ci avaient un arrière-goût de vérité. Je faisais partie des personnes qui se bagarrait pour un rien, qui était totalement conscient du mal qu’elle pouvait faire, mais cependant. Je ne trouvais pas le choix, le petit truc qui ferait m’arrêter. Mais depuis Harley, c’était différent. C’était comme si le monstre en moi, avait décidé de se cacher, de ne plus refaire surface, même si j’étais conscient qu’il était là, enfuis dans mes organes. Je priais juste, qu’il ne devienne pas plus fort. J’ai su apprendre de mes erreurs, m’excuser pour mes blessures causées, et quelques fois, je me surprenais même à être une autre personne. Dans le sens où j’exprimais réellement mes sentiments et mes émotions, ce qui il y a quelques mois auraient été envisageable à mes yeux et surtout impossible. En fait, maintenant. J’ai peur d’être celui qui est fragile, putain. C’est totalement con. Mais, exprime d’une telle manière et surtout être autant infecté par les choses. Est pour moi encore une chose difficile à accepter. C’est pourquoi, ce moment. Où j’ai vu Harley s’en prendre une. C’est comme si au fond de moi, je devais le faire. Je devais lui faire comprendre que l’homme dur et sûr de lui n’avait pas disparu sous les tonnes d’émotions et de sentiments. Mais ma fois, nous nous sommes retrouvés à l’hôpital. Et lorsqu’ils essayaient de me soigner je ne pu contenir quelques gémissements et grimace en sentant l’aiguille, moi qui déteste ça, qui à chaque prise de sang à des vertiges et l’envie de m’évanouir. J’en voulais, sur le moment. Je me disais qu’il y avait un moyen d’ignorer ce con, qu’Harley ne devait en aucun cas lui en mettre plein la gueule, puis finalement. Je suis plutôt fier, je suis plutôt satisfait de voir mon mari être ainsi. De mes propres yeux, j’ai vu son évolution, quelque peu flippante des fois. Parce qu’il y a des facettes de lui que je ne reconnaissais pas, et puis. J’essayais de me souvenir que je suis tombé amoureux de lui, et non comment il était fait. Je le regarde longuement, de mes pupilles d’un bleu océanique, alors que l’infirmière prenait grandement soin de moi, mais également une autre qui regardait les blessures de mon époux. Je pensais à tout ça, en le regardant le plus tendrement possible, et d’un amour si puissant que j’en ai très peur. Je cligne des yeux, ce qui me renvoi à la réalité. Les bruits assourdissants, les hurlements de quelques patients, je m’étais éteint dans notre bulle où je ne voyais pas l’espace et le temps. Où j’étais concentré à imaginer, à penser aux choses de ma vie, au parcours que j’ai parcouru, peut-être pas si bon que je l’aurai pensé. Mais j’en ai fait du chemin pour être là, même allongé sur un lit d’hôpital en gigotant de douleur. Je levais mes pupilles vers l’infirmière qui répétait ces mots, je fronçais les sourcils, absent. Puis elle posait sa main sur mon épaule. Reprenant ma conscience par les oreilles. « La police est là, vous êtes disposé à répondre aux questions ? » Je sais de quoi il s’agit. Bordel de merde, je ne peux pas être viré, parce que mon patron risquerait de le savoir. Et c’est quoi ça ? Un avocat avec un casier judiciaire ? Je pince mes lippes, et j’ajoute un petit non, en murmurant que je préférai m’entretenir avec mon époux quelques secondes. Ma libido fonctionnait à merveille, sauf à ce moment quand j’entendis le mot police. Elles acceptaient, de toute façon. Pas de choix, je sais encore mes droits. Puis elles renfermaient la porte derrière elle. Une longue conversation nous attendait, longue mais courte en durée.

Mon visage se tourne en face du visage d’Harley. J’essaie tant bien que mal de me redresser sur mes coudes, mais j’échoue lamentablement. Alors, je reste ainsi. En passant ma muqueuse entre mes lippes. Il le sait, qu’il aura le droit à une leçon de ma part. « Je ne suis pas content, de ce que tu as fait. Enfin, tu aurais dû partir. Courir. Je sais que tu n’es pas le premier à avoir lancé le coup, et heureusement. Parce que sinon ça aurait été toi le coupable. » Je me tais. Repensant à l’époque où j’étais très souvent le premier. « Mais, je ne peux pas t’en vouloir, ou être déçu. Je suis vraiment fier de toi, tu as de moins en moins besoin de moi. » Je crois, qu’en articulant ces mots, je viens de réaliser l’impact de ce que cela veut dire. Avoir de moins en moins besoin de moi. Je détourne mes yeux, et je préfère changer de sujet. « Il faudra dire que tu as reçu le premier coup, que c’est juste une défense. Dans mon cas, je dirai pareil. Que j’ai vu mon mari, et que j’ai couru. Mais qu’un d’eux m’a plaqué au sol. On devrait ne s’en tirer avec pas grand-chose. Je ne m’en fais pas trop. » J’affiche un petit rictus, en le voyant à mes côtés. Je lève ma main, pour prendre la sienne et de caresser ces doigts. Peut-être qu’il a de moins en moins besoin de moi, mais c’est encore moi qui me retrouve auprès de lui, et c’est la seule chose que je veux retenir de tout cela. Parce que je l’aime, vraiment beaucoup. Et que je panique à l’idée de le voir s’envoler. « Bonjour, je suis sergent David. Je viens pour poser des questions. » Il vient de couper la conversation, d’un coup.


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MessageSujet: Re: (jaley) together. Dim 21 Mai - 19:02



Together.

Will you end my pain ? Will you take my life ? Will you bleed me out ? Will you hang me out to dry ? Will you take my soul in the midnight rain while I'm falling apart, while I'm going insane ?


Je sais parfaitement que les bagarres n'étaient pas la bonne solution. Que le discours de mon mari allait être moralisateur. Je le sais, il veut toujours me protéger. Je le comprends. Parce que si je savais qu'il allait me faire un peu la morale, ça allait aussi être mon cas pour lui. Il est venu pour me défendre, alors qu'il aurait simplement dû rester sur le côté. Pas regarder, mais peut-être intervenir de façon moins violente. Enfin, il s'est mis dans une situation délicate en venant me défendre. Et, comme moi, il le sait aussi. Il sait qu'il aura droit au même discours. Il est l'homme que j'aime et ça ne changera jamais. Il sera toujours le seul dans mon cœur. Et le voir dans cet état me le brise en mille morceaux. La souffrance de le voir ainsi étalé dans ce lit, dans cet endroit que nous détestions tous les deux, en est insupportable. Je ne sais comment je fais pour rester fort devant lui, même si j'ai quand même montré mes faiblesses lors de son réveil sur le bitume. Mais je ne pouvais pas faire autrement. Tout ce sang qu'il perdait, mêlé au mien qui coulait le long de mes joues accéléré par mes larmes. Trop d'émotions d'un coup. Au moment où je l'ai vu tomber, l'adrénaline quittait mon corps aussi vite qu'elle était arrivée, et la peur prit possession de mon esprit à une vitesse ahurissante. Je ne pouvais pas le voir comme ça. C'était bien trop pour moi. J'ai tant paniqué que j'en suis arrivé à être paralysé par la peur, à genoux près de son corps inconscient.

Mais maintenant, je suis rassuré. Les ambulanciers ont un peu nettoyé le sang sur sa peau, et les infirmières s'occupent de lui correctement désormais. Assis à son chevet, je me fais également soigner par l'une d'elles. Celle-ci me prévient que j'allais avoir droit à ma transfusion, que c'était obligatoire. Mais je ne voulais pas quitter mon mari. Il en était hors de question. Alors, je lui ai signifié que je la ferais plus tard. Lorsque James dormira, ou qu'il sera hors de danger. Pour le moment, je ne bouge pas des masses. Si la douleur physique s'était estompée face à celle sentimentale, elle me revenait de plein fouet. Je serre les dents pour éviter de grimacer, j'ai mal un peu partout mais je ne dis rien. Je ne veux pas l'inquiéter, il ne faut pas qu'il s'inquiète. Il est déjà assez amoché comme ça. Les infirmières finissent par s'en aller, et, ma main dans celle de mon époux, je me rapproche de lui, penchant la tête sur le côté pour le contempler.

Le moment que je redoutais est arrivé. Il me réprimande, plongeant son regard sérieux dans le mien, et je soupire en secouant la tête. Prêt à répliquer qu'il en allait de même pour lui. Mais je ne fais rien, je fronce seulement les sourcils. Parce qu'il prononce ces mots que je déteste qu'il dise : le fait que j'ai de moins en moins besoin de lui. C'est des conneries, tout ça. Je n'ai pas moins besoin de lui parce que j'ai appris à foutre quelques coups. S'il n'était pas là au quotidien pour me donner des ailes, je n'aurais même pas répliqué au premier coup que l'autre enfoiré m'a donné. Je me serais laissé faire, comme le con que j'étais auparavant. Comme j'avais l'habitude de le faire. Et puis, j'ai besoin de lui constamment. Il m'est vital. Je ne suis rien sans lui. Et alors que j'allais répliquer, il change de sujet en détournant le regard. Il sait qu'il ne doit pas aller sur ce terrain là, avec moi. Il y a quand même été. Je l'écoute quand même pour qu'on se mette d'accord, mais ensuite, je secoue la tête et joue avec ses doigts nerveusement. « J'ai pas moins besoin de toi, James. Je me suis juste défendu. Et me battre, c'est pas dans mes habitudes. J'aurai toujours besoin de toi dans ma vie, ne serait-ce que pour me rassurer sur ce que je suis. » Je soupire et cale mon dos contre le dossier, le bras tendu pour que nos mains ne se délaissent pas. « Et si tu veux tout savoir, moi non plus, je suis pas content de ce que tu as fait. Je suis fier de toi aussi, mais tu aurais peut-être dû intervenir avec un peu plus de douceur.. Surtout que j'avais clairement le dessus. » Bon, d'accord. Je me vante peut-être, la pointe de fierté dans ma voix risque de le faire un peu rire, mais c'est vrai : je suis fier de moi, quand même. De pouvoir me défendre. D'avoir assez eu d'entraînement pour repousser tous ces connards qui ne pensent qu'à se venger.

Un flic entre dans la chambre et je tourne la tête vers lui alors qu'il nous indique ce pourquoi il est présent ici. Je hoche la tête, sans quitter la main de mon mari. Il me faut un contact avec lui. Je ne peux pas être sans. « Alors, expliquez-moi. Comment ça a commencé ? » Je suppose que c'est à moi qui le demande, puisque c'est avec moi que ça a commencé. Je pose mes orbes sur James en attendant sa confirmation, que je puisse commencer, et puis je me mets à raconter ce qu'il s'est passé, dans les moindres détails. Enfin, je m'arrête là où j'ai aperçu James. De toute façon, trop concentré sur ma tâche de bousiller ce connard, tout était allé bien trop vite et je n'avais pas fait attention au monde autour de moi. J'étais trop en colère pour ça. Trop.. Hors de moi.



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MessageSujet: Re: (jaley) together. Ven 26 Mai - 23:37







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Les mots d’Harley, me firent un bien fou. J’étais depuis quelques temps, pour ne pas dire quelques semaines persuadées qu’il n’allait plus avoir besoin de moi, du moins plus autant qu’avant. C’est sans doute idiot, mais je repensais aux moments où je devais sans cesse le rassurer, de lui dire que je n’étais rien d’autre qu’à lui, mais également ce besoin d’être avec moi et de le défendre. Mais à mes yeux, tout cela ne faisait que parti du passé et j’essayais tant bien que mal de m’y habituer pour ne pas devenir déplacé ou encore pire, désagréable. Au moment où j’allais riposter, d’un sourire énorme niché sur les coins de mes lippes, l’agent de police s’infiltrait dans la chambre en se présentant, tout en demandant de nous expliquer. Je lançais un regard en direction de mon époux, pour lui faire comprendre qu’il pouvait tout dire, et surtout qu’il ne mente en aucun cas. Et ce fut mon tour. Je ne sais pas si je dois dire que je me suis ramassé la gueule parterre, ou la vérité. Qui était moins glorieuse que le mensonge. Je raclais ma gorge, en fronçant les sourcils. Je n’aimais pas être en contact avec la police, mais en étant un futur avocat c’était une obligation. « J’ai vu mon époux, se faire frapper. Et je n’ai pas supporter. J’ai couru et au moment où j’arrivais à sa hauteur l’un des amis de la brute m’a plaqué au sol. Je n’ai pas trop fait gaffe à l’environnement mais j’ai pris le pouvoir et ça a suivis par une grande bagarre jusqu’au moment où j’ai pu me débarrasser de lui, mais qu’il est revenu. Il me frappait, et la seule issue que j’ai trouvé c’était de lui foutre un coup de boule, ce qui m’a ramener ici avec mon époux. » L’agent de police me regardait longuement et il notait tout ce que nous faisions. Passant par les mots, les gestes et les regards. Comme s’il nous espionnait et préparé à dire que tout cela était notre faute. Il ouvrit la bouche, mais avant qu’il n’ait le temps d’articuler quoique ce soit. Je reprenais. « Je suis en droit, et c’était de la légitime défense. Mon mari n’a pas été le premier à frapper, et moi je n’ai fait qu’agir comme un époux en allant prendre sa défense, sauf que l’un de ces amis m’a plaqué au sol. Encore une fois, je n’ai fait que me défendre. » J’avais un peu de mal à parler, à vrai dire lorsque j’essayais d’emmètre un son, ma gorge se nouait et mes poumons se contractent violemment. Il haussait les épaules en annonçant que ce n’était pas lui qui pouvait dire si oui ou non nous avions raison ou au contraire, tort. Cependant, il affirmait que nous étions sur la bonne voie, puisque nous disions la vérité et qu’elles vont bien ensemble alors que les deux autres gars avaient une discussion totalement différente. Ce qui m’énervais, parce que bordel. Ce genre de connard qui mérite tellement de recevoir plusieurs coups. Mais je garde tout en moi, j’évacue le tout à travers des soupirs lourds et quelques plaintes.

Il ne durait pas beaucoup, quelques questions, des avis sur la situation et finalement il partait en nous garantissant que nous aurions aucun problème avec l’université surtout que ce n’était guère notre faute, et il proposait même que nous portions plainte. Vu les circonstances. Mais non, ça ne vaut vraiment pas la peine. Si c’était Harley qui était étendu sur un lit, et moi aussi, mais dans des états bien plus pires, je n’aurai pas hésité une seule seconde. Mais là, nous n’avions que quelques blessures. En écarquillant des yeux, je me rappelais la maladie de mon époux, je me tournais subitement en sa direction en plantant mon regard inquiet mais tout aussi énervé. « Ton traitement. Je sais que tu sois avoir une perfusion. Tu dois aller la faire, maintenant. S’il te plait, tu sais que ce n’est pas bon. » Je tendais mon bras hors du lit, pour que de mon pouce je vienne à appuyer sur le bouton et d’appeler une infirmière au plus vite. Je sais qu’il va être énervé, mais c’est ainsi. Vous imaginez s’il tombe dans les pommes maintenant ? Moi non, et ça ne risque pas d’arriver. Pas tant que je serai là. Quelques coups à la porte, et j’ajoutais de patienter un peu. « Si tu fais ta perfusion, je peux peut-être te câliner. Plus… À l’intérieur. Et tu pourras évidemment me goûter, si tu es sage. » Je ne lui laisse le temps, avant même qu’il dise quoique ce soit je viens à informer à l’infirmière de pénétrer la pièce. « Bonsoir, mon mari doit avoir une perfusion. Maintenant. Il a la bêta Thalassémie. » Je suis quand même content, parce qu’il peut m’en vouloir mais je sais qu’au moment où on sera que les deux, cela sera parfaitement différent et il me sera reconnaissant. Elle regarde Harley, longuement en s’approchant de lui pour examiner les blessures déjà traitées par les autres infirmières.  Je le regardais du coin de l’œil, et quand il vint à être debout. J’en profitais pour glisser ma main derrière sa personne, en venant palper son fessier du bout de mes doigts. L’envie grandissant en moi, montant en flèche comme jamais. Ma libido réveillée. Je me mordillais l’intérieur de la joue en faisant ces gestes mais tout en gardant ma discrétion.


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MessageSujet: Re: (jaley) together. Sam 27 Mai - 0:10



Together.

Will you end my pain ? Will you take my life ? Will you bleed me out ? Will you hang me out to dry ? Will you take my soul in the midnight rain while I'm falling apart, while I'm going insane ?


J'essayais de tout dire à l'exactitude, mais je tentais aussi de ne rien dire quant à mes antécédents de petit emmerdeur. Parce que c'est à cause de ça que ce gars est venu me trouver. Parce que je l'ai emmerdé par le passé, parce qu'il n'a pas pu se venger. Légalement, c'est lui qui est en tort. Et même dans ma tête, il aurait pu m'oublier. Je ne suis pas si inoubliable que ça. Je suis même plutôt transparent, enfin quand on ne m'emmerde pas. Le regard de James me rassure, alors je n'omets aucun détail. Et une fois mon récit terminé, je serre la main de mon mari et l'écoute attentivement. Du coin de l’œil, je peux voir le flic tout noter dans son foutu carnet. Je me demande bien comment ça va se passer, comment ça va se terminer. C'est vrai, comment allons-nous nous en sortir ? Je veux dire, avoir un casier pour un futur avocat, ce n'est pas terrible. Quant à moi, je ne dois juste pas trop me prendre de coups, ça vaut mieux pour ma maladie. Je ne peux pas me permettre de perdre trop de sang, déjà là, c'est bien trop et je sais parfaitement que je ne devrais pas être ici, mais dans une chambre à subir une transfusion. Les yeux dans le vague, je sors de mes pensées à la voix rauque et sèche de James. Je me rends compte qu'avec tout ça, il doit avoir soif, alors je détache sa main de la mienne et lui sers un verre d'eau, de la carafe sur la table de chevet. Je lui tends ensuite le verre pour qu'il le prenne, en lui lançant un regard aimant et tendre, tandis que le flic nous annonce de bonnes nouvelles. Nos versions correspondent, mais ça n'est pas étonnant.. Nous nous étions concertés avant même qu'il foute un pied dans la pièce. Ce que les deux autres connards n'ont pas eu le temps, ou l'intelligence, de faire.

Une fois le verre vidé, je le repose et réponds sereinement aux questions de l'homme. Des questions banales qu'il aurait pu poser à tous les témoins, mais qui semblaient essentielles pour l'enquête qu'ils allaient mener, bien qu'elle ne soit pas si longue à réaliser que ça. De toute façon, je n'ai fait que dire la vérité. Et à partir du moment où il quitte la pièce, ma seule envie c'est d'être tranquille avec mon mari. De me rassurer sur son état, de rester à son chevet et de combler ses besoins. Je déteste cet endroit, je déteste le voir dans cet endroit maudit, là où des personnes meurent tous les jours. D'accord, ils en sauvent plus qu'ils n'en laissent mourir mais quand on va à l'hôpital ce n'est pas pour fêter quelque chose, en général. Et voir l'amour de ma vie dans un tel état me détruit le cœur. Ses blessures ne sont que superficielles, mais je m'inquiéterai toujours pour lui. Il n'aurait même pas dû se jeter corps et âme dans cette foutue bagarre. Je ne sais pas ce qu'il aurait dû faire, ce que je sais, c'est que je le comprends et que ça me met hors d'état de lui faire la morale, ou de lui en vouloir de s'être interposé de cette façon. Je me souviens bien, après le nouvel an, comme j'ai pu dégommer un gars qui l'avait touché, qui le voulait. Je me souviens de mes doigts autour de son cou, de mes pensées sordides à son égard, de ces sensations quand il me griffait sans égard pour me dégager alors que ça ne faisait qu'augmenter ma rage. Je me souviens avoir voulu le tuer. Alors je le comprends plus que je ne le voudrais en réalité.

Mon bras se tend pour que mes doigts enlacent tendrement ses cheveux, et mes yeux doux l'observent avec amour. Une inspiration, j'essaie de lui évoquer tout l'amour que j'éprouve pour lui. Qu'il est tout pour moi, que je ne ferais rien sans lui. Je ne serais rien sans cet homme. Mais je ne peux pas, il me coupe. M'indiquant qu'il sait que je dois avoir une perfusion, et je fronce les sourcils. « Mais comment tu sais ça, toi ? Eh, mais non, James ! » J'essaie de l'empêcher d'appuyer sur ce foutu bouton, mais comme je n'y parviens pas, je gronde. Je le gronde, comme un enfant. Je n'ai pas envie de partir. Je veux rester là, et j'étais prêt à bouder comme un gamin pour ça. Déterminé, je croise les bras et m'enfonce dans ma chaise en le foudroyant du regard. « J'partirai pas d'ici. J'veux rester près de toi. » Ce qu'il me répond me perturbe. Un long frisson parcourt mon corps. Il me fait des avances d'une manière que j'affectionne particulièrement. Son regard, ses mots roulant merveilleusement sur sa langue, son sourire cachant une perversité que je suis le seul à connaître en profondeur et à provoquer en quelques gestes. Comment suis-je censé y résister ? Je le voulais. J'étais complètement déterminé à rester près de lui. Je voulais lui résister pour ça. Mais l'infirmière rentre et il ne me laisse même pas le temps d'ouvrir la bouche pour la décommander qu'il lui indique ma maladie. Et elle hoche la tête en me sommant de la suivre. Bordel c'est pas possible. Je soupire, et même si mon ventre se contracte d'une manière délicieuse, je continue à le foudroyer du regard en ne pouvant retenir un petit sourire coquin au coin des lèvres. « Petit con. » lui dis-je tout bas en le laissant me palper à sa guise, avant de sortir de la pièce en roulant du cul, le matant par-dessus mon épaule d'un regard de braise.

Mais une fois la porte close, c'est en traînant les pieds que je rejoins une chambre blanche et stérile, d'un calme déconcertant. A nouveau, je soupire en m'installant, sachant pertinemment à quoi j'allais avoir droit. Je la laisse me brancher à cette foutue machine qu'elle s'assure de bien tourner, et je me retrouve seul. Complètement seul avec mes pensées, avec James qui me hante en permanence de la meilleure des façons.




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